Idra ABDELMOUMENI : La place des femmes dans le sport
Nous avons eu le bonheur de recevoir ce témoignage de la part d'Idra, une femme et une joueuse exemplaire.
Je m’appelle Abdelmoumeni Idra, j’ai 35 ans et je joue au Racing depuis maintenant cinq ans.
À la base, j’ai plutôt une formation de judokate, un sport que j’ai commencé à l’âge de 4 ans et que j’ai pratiqué jusqu’à mes 23 ans. C’est une pratique qui m’a permis de me construire en développant chez moi : le goût du combat, de la discipline et du dépassement de soi.
Plus tard, j’ai commencé des études en STAPS pour devenir professeure d’EPS. Cette formation m’a permis de découvrir énormément de pratiques sportives différentes et ça m’a donné encore plus envie de me challenger face à différents types d’adversaires comme nous étions tout mixés.
Après un accident qui m’a éloignée des tatamis pendant cinq ans, j’ai ressenti le besoin de reprendre une activité sportive. J’avais envie de découvrir un ce qu’était le collectif, tout en gardant cette dimension de combat que j’aimais tant dans le judo. Et assez naturellement, le rugby s’est imposé à moi.
À 30 ans, je me suis donc lancé un défi un peu fou : commencer un sport que je ne connaissais absolument pas. Je n’avais jamais vu de match de rugby, mais la complexité de ce sport et ses valeurs m’attiraient énormément.
Au Racing, j’ai découvert un vrai esprit de solidarité et d’équipe. J’ai aussi eu l’occasion de jouer à plusieurs postes : j’ai commencé à l’aile, puis je suis passée au centre et aujourd’hui j’évolue en troisième ligne. Chaque poste m’a permis de découvrir une nouvelle facette du jeu tout en étant encadrée par des professionnels investis dans ma pratique, ce qui renforce considérablement le sentiment de sécurité que j’ai à l’entraînement.
Concernant le sport féminin, je trouve qu’aujourd’hui les femmes prennent une place de plus en plus importante dans le sport. On voit des performances incroyables dans de nombreuses disciplines qui inspirent toute une génération.
Mais il reste encore du chemin à parcourir, et de nombreuses inégalités persistent notamment en matière de reconnaissance quant à leur investissement, ou encore de médiatisation…
En tant que professeure d’EPS, je remarque aussi que beaucoup de jeunes filles arrêtent le sport autour de 13 ou 14 ans. Pour moi, c’est un vrai enjeu, car la jeunesse représente notre relève. Il est donc indispensable de mettre l’accent sur tous les facteurs qui pourraient permettre à toutes ces jeunes filles de ne pas stopper leur pratique.
Les raisons peuvent être multiples : les études, la puberté, le corps qui change, ou parfois simplement un manque d’accompagnement à ce moment-là (ou de moyens pour le faire).
Et forcément, comme il y a moins de pratiquantes, il y a aussi moins de clubs, ou des clubs parfois trop éloignés. Pour des jeunes qui ne sont pas encore autonomes ( véhiculées) , ça peut rapidement devenir un obstacle important si les parents ne peuvent pas les accompagner aux entraînements ou en compétition, de ce fait elle ne prennent pas de licence et abandonnent leur pratique!
Donc, selon moi, si l’on veut continuer à voir de grandes performances dans le sport féminin, il est essentiel, d’accompagner les jeunes filles à l’adolescence, et de leur donner les moyens de pratiquer et surtout l’envie de continuer.
Elle est un modèle pour beaucoup de jeunes filles alors il n’y a qu’un seul mot à dire MERCI!
Merci également à Xavier MORENO, Carine CHAUDET et le RACING pour les sublimes photos de Idra.
💙🤍 Elles font le club.
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